Après Caisse commune, Mobizen et Okigo, un loueur de voitures se lance dans l’auto-partage. Depuis le 16 décembre, Hertz, le numéro un mondial de la location de véhicules, a mis en place une offre dans trois villes, Paris, New York et Londres.
“L’auto-partage répond à une double préoccupation : la prise de conscience de l’environnement et des consommateurs qui cherchent en ville des modes de transport alternatifs. C’est donc le bon moment pour se lancer”, explique Michel Taride, président de Hertz Europe et vice-président de Hertz Corporation. Cette société expérimente l’auto-partage au Danemark depuis cinq ans.
L’offre, baptisée “Connect by Hertz”, permet après un abonnement de 120 euros par an d’utiliser une voiture pour un tarif allant de 4 euros à 6 euros par heure, 32 à 48 euros pour 24 heures, selon le véhicule. Ces tarifs comprennent l’assurance mais aussi le carburant. L’abonné reçoit alors une carte qui permet de réserver et de faire démarrer sa voiture.
Les réservations peuvent couvrir une durée d’une heure à sept jours. Mais si l’automobiliste opte pour une semaine de location, l’offre n’est intéressante que s’il roule peu. En effet, il faut rajouter à l’abonnement et au tarif horaire 35 centimes d’euro par kilomètre parcouru. Or pour la location de voiture traditionnelle et pour faire de longs trajets, les loueurs, à l’instar de Hertz, commercialisent des tarifs plus avantageux. Mais quoi qu’il en soit, M. Taride affirme que l’auto-partage revient de toute façon moins cher que d’être propriétaire de sa voiture. “Le coût d’achat et d’entretien d’une voiture revient à 5 400 euros par an. Avec notre offre, dix heures par semaine reviennent à 2 200 euros par an”, souligne M. Taride.
Pour l’instant, une vingtaine de véhicules seulement sont disponibles, de trois marques (Mini Cooper, Opel Corsa, Opel Meriva). Ils rejettent moins de 120 grammes de CO2 par kilomètre. Par ailleurs, avec seulement vingt véhicules répartis dans six parkings parisiens, l’offre est encore faible. Hertz revendique néanmoins un parc de 40 000 véhicules en France et est en cours d’accréditation par la Mairie de Paris pour obtenir des places de stationnement dans la rue. Le groupe n’exclut pas non plus de répondre à l’appel d’offres de la ville pour un libre-service automobile sur le modèle du Vélib’.
Hertz, qui estime le marché européen à 250 millions d’euros par an, prévoit de lancer ce service dans une vingtaine de villes aux Etats-Unis et en Europe d’ici à fin 2009. A terme, les membres de “Connect by Hertz” à Paris, par exemple, pourront utiliser ce service dans n’importe quel pays où la solution existe.
Source: Hertz