Les immatriculations ont baissé de près de 32% aux États-Unis en octobre.
Jusqu’où plongeront les ventes de voitures aux États-Unis ? En octobre, elles ont dégringolé de 32% par rapport à la même période de 2007. Les volumes sont passés sous la barre des 900 000 véhicules pour la première fois depuis 1993, et c’est le douzième mois de repli consécutif. «Si on tient compte de la croissance de la population, c’est probablement le pire mois pour les ventes automobiles de l’après-guerre», a souligné Mark LaNeve, vice-président des ventes de General Motors pour l’Amérique du Nord. Il a ajouté que le déclin d’octobre était «dramatique» pour le secteur et pour General Motors, dont les ventes ont chuté de plus de 45%.
Les «Big Three» américains ne sont pas les seuls à subir de plein fouet le durcissement des conditions de crédit et la détérioration de la situation économique outre-Atlantique. Les constructeurs asiatiques sont aussi lourdement touchés : Toyota recule de 23% et Honda de 25%. Tous les modèles sont pénalisés, y compris les petites voitures (- 23% le mois dernier) dont l’essor profitait aux marques nippones avant la crise financière.
Les groupes haut de gamme n’échappent pas non plus au marasme. Les volumes de Porsche ont ainsi été divisés de moitié par rapport à l’année dernière. BMW, dont près du quart des ventes et des profits en 2007 proviennent des États-Unis, recule également (- 8,5%). Mais BMW est surtout pénalisé aux États-Unis parce qu’il y réalise une partie substantielle de ses volumes en location avec option d’achat. Un canal de vente devenu très coûteux pour les constructeurs puisque, après quelques années de location, ils revendent les modèles sur un marché de l’occasion désormais en chute libre.
Source: Le Figaro